Fibromyalgie : 26 gènes identifiés chez 2,5 millions de participants
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Une étude géante met en évidence 26 signaux génétiques associés à la fibromyalgie.
Pour la première fois, une étude internationale portant sur 2,5 millions de personnes a identifié des facteurs de risque génétiques de la fibromyalgie. Cette recherche, publiée dans la prestigieuse revue Nature Medicine, marque un tournant dans la compréhension de cette maladie.
Des pistes génétiques centrées sur le système nerveux
Les chercheurs ont repéré 26 signaux génétiques associés à la fibromyalgie. La plupart de ces gènes sont impliqués dans le fonctionnement du cerveau et du système nerveux, ce qui confirme que la fibromyalgie est un trouble biologique du traitement de la douleur, et non une maladie d'origine psychologique.
Un lien surprenant qui ouvre des pistes de traitement
Les chercheurs ont aussi découvert un lien inattendu : un gène appelé HTT, qui est aussi impliqué dans la maladie de Huntington, ainsi qu’un de ses régulateurs (GPR52). Comme des médicaments sont déjà en développement pour cibler cette voie dans la maladie de Huntington, cela ouvre une piste : on pourrait, à l’avenir, tester des traitements similaires pour la fibromyalgie, ce qui pourrait faire gagner du temps dans la recherche de nouveaux médicaments.
L'étude met en évidence des bases génétiques partagées avec d'autres affections comme le syndrome de l'intestin irritable, certaines douleurs chroniques (dont les douleurs lombaires) ou l'état de stress post-traumatique.
Ce que cela change pour les patients
Ces résultats montrent que la souffrance des patients fibromyalgiques repose sur des mécanismes biologiques réels. Bien qu'aucun test génétique diagnostique ni nouveau traitement ne soient disponibles aujourd'hui à partir de ces données, ces découvertes offrent des pistes concrètes pour le développement de futures thérapies ciblées.
En conclusion, la fibromyalgie entre davantage dans l'ère de la médecine factuelle, ouvrant la voie à une meilleure compréhension et, à terme, à des traitements potentiellement plus efficaces.
Source : https://www.nature.com/articles/s41591-026-04492-6